<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Un brestois à Melbourne</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/" /> <subtitle>Tribulations d'un étudiant dans la capitale culturelle de l'Australie.</subtitle> <updated>2008-12-02T08:21:49+01:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://blogs.letelegramme.com/" version="5.0">blogs.letelegramme.com</generator> <id>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/</id>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Jamie has left the game</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/06/02/jamie-has-left-the-game.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-06-02:25809</id> <updated>2008-06-02T05:39:50+02:00</updated> <published>2008-06-02T05:39:50+02:00</published>   <category term="melbourne bars australie job food" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Il y a quelques semaines, cette maison était un vrai boxon. Enfin, en...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> Il y a quelques semaines, cette maison était un vrai boxon. Enfin, en semaine, c'était plutôt calme : les anglaises et québécoises travaillaient en permanence, les kiwis regardaient des films dans leur shed dès sept heures, et Chantal vadrouillait à droite à gauche. Mais une fois le vendredi soir venu, c’était la fiesta, l’ébullition. Depuis, les quatre givrées se sont barrées, Mandy en a fait de même il y a trois semaines, direction Londres. Et enfin hier soir c’était au tour de Jamie, son ex-boy friend, de plier bagages et quitter le loft. Direction la City aussi. Pour l’occasion il a rassemblé tout le monde au Croft’s Institute, rade situé au bout d’une des ruelles de Chinatown. Les collègues de boulot étaient présents, plus les bons potes : Stefan, Jason, Angelique, Chantal, Kathlee, Max et moi. Austin, Helen et Frédérique étaient aussi de la partie, puis Monch, notre nouvelle colloc espagnole, arrivée sur le tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une chose est sûre, on aura bien déconné, avec lui. On l’adorait, et il nous adorait. Les virées nocturnes à St Kilda, Chapel St, et dans les ruelles du CBD vont longtemps restées dans ma mémoire. Le Sista Bella, Section 8, le Croft, Mother Milk, le Cookie, L'Esplanade et autre 855 n'ont plus aucun secret pour nous. On a pris rendez-vous en août prochain, à mon retour à Brest. J’ai insisté pour qu’il vienne me voir lors du week-end de l’Astro. Je lui ai beaucoup parlé du coin, il n’a qu’une hâte, c’est de se pointer en terre finistérienne. J’espère qu’il ne sera pas déçu. Enfin j’espère surtout qu’il viendra me voir, peu importe quand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Monch (?) nous a donc rejoint il y a une semaine ou deux, je ne sais plus. Le rythme du taf m’a un peu déboussolé. Elle vient de Barcelone et est tout simplement adorable. Max et Margault sont comme des dingues, ils vont enfin pouvoir peaufiner leur espagnol, déjà très bon cependant. Depuis le temps qu’ils suppliaient Chantal de nous trouver des hispanophones, c’est enfin chose faite. Moi je galère beaucoup plus pour trouver mes mots par contre. L’anglais a largement pris le dessus maintenant, alors qu’avant de venir, c’était plutôt kif-kif entre les deux langues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisqu’elle avait besoin de travailler, je l’ai faite entrer au café, et ça a tout de suite accroché, entre elle et le staff (tu m’étonnes). Elle fait l’unanimité, même auprès d’Angela. Et croyez-moi, ça veut dire quelque chose. Le problème c’est qu’on est trop au poste de serveur maintenant, et que du coup je fais moins d’heures qu’avant, alors que les cours sont terminés. La logique aurait voulu que ce soit l’inverse. J’ai besoin de faire des heures. Quarante, quarante cinq…Moins, c’est pas jouable, surtout à ce taux horaire. Murielle, une montpeliéraine, et son filston se sont pointés au café, l’autre jour. Elle m’a filé le numéro de son mari qui tient une gaufrerie dans le centre, près de Flinders station. Elle n’avait pas l’air plus gênée que ça de me débaucher devant Phil, d'ailleurs. Apparemment Marc (son mari, donc) recrute un mec, français de préférence et rapide, pour faire les gaufres, et même le café. Ca fait une paille que j’avais envie de me former au poste de barrista, mais Michael m’avait annoncé d’entrée de jeu que ça n'arriverait jamais dans son café.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis donc allé voir le Marc en question, Degraves St, là où il tient sa boutique. Je ne connaissais pas cet endroit, mais maintenant que je la connais, je crois que je vais y passer plus souvent. Il s’agit en fait d’une ruelle très étroite, qui s’étend sur une cinquantaine de mètres, avec des snacks minuscules tous les trois mètres. Il y en a pour tous les goûts : foccaccias, paninis, burgers, pizzas, sandwiches, rolls, kebabs, sushis…C’est surpeuplé de travailleurs, en costard, en jeans ou en bermuda, venus se rassasier à l’heure de midi, et pour pas grand-chose. Cinq dollars le burger with the lot, qui dit mieux ? C’est un des charmes de la ville : il faut creuser pour trouver ce genre de trésors. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, j’étais pas là pour me gaver (dommage), mais pour trouver un job. J’ai causé une minute avec Marc, qui m’a clairement fait comprendre qu’il cherchait quelqu’un disponible plus d’un mois. Il m’appellera si jamais il a besoin de moi, quand même. Mouais. Je suis sorti de la boutique un peu déçu, mais on ne peut pas gagner à tous les coups. J’ai continué ma route dans Degraves St, histoire de baver encore un peu devant les menus marqués à la craie blanche sur les tableaux noirs, un classique à Melbourne. Cinq mètres plus loin, une affiche collée sur la vitrine d’un café attire mon attention. « Recrute staff à temps plein ». J’entre, j’explique que je cherche à faire beaucoup d’heures. Il faut que je repasse avec un cv. Cool, j’ai pas perdu mon temps, finalement. En partant j’ai rapidement observé les serveurs à l’oeuvre. A priori ça ressemble fortement à ce que je fais déjà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En parallèle, Margault va tenter de me faire entrer au CQ, la boîte branchée dans laquelle elle bosse au vestiaire le week-end. Ils recrutent sûrement des ramasseurs de verres, toute la semaine, pour vingt dollars de l’heure. Honnête. Quarante heures en journée, et quelques heures par-ci par là la nuit, c’est ce qui me faut. Si jamais ça se concrétise, je pourrai faire le road trip la tête libérée. Dans le cas contraire, faudra prier pour ne pas qu’un gros pépin nous arrive sur la route. Et la jouer raisonnable dans les rades qui vont ponctuer notre parcours sur toute la côte est, de Melbourne à Cairns en passant par Sidney.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous comprenez pourquoi je tiens absolument à bosser, maintenant. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Et si on parlait des cours, un peu ?</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/05/25/et-si-on-parlait-des-cours-un-peu.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-06-02:25808</id> <updated>2008-06-02T05:31:21+02:00</updated> <published>2008-05-25T05:25:00+02:00</published>   <category term="cours australie études melbourne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Je ne me souviens pas avoir parlé des cours, depuis que j’ai ouvert ce blog....</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> Je ne me souviens pas avoir parlé des cours, depuis que j’ai ouvert ce blog. Peut-être que je n’ai jamais eu le temps d’en toucher un mot. Peut-être parce que je ne me sens pas super concerné, scolairement parlant…Un peu des deux sûrement. N’empêche que jusqu’à présent, j’allais en cours la tête ailleurs. Dans la nature, dans un bar ou à la maison avec les roommates. Quelque part autre que dans notre gigantesque et moderne université.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Intro to Aussie society :&lt;/strong&gt; cours de culture générale sur la société australienne, l’histoire du pays, l’évolution de l’identité nationale (de l’Australie blanche à l’Australie multiculturelle), sa position par rapport aux aborigènes…On a commencé ce cours par le camp dans les Grampians, fin février dernier, juste après notre arrivée. C’est là bas qu’on avait forgé une bande de collègues, principalement ricains, plus nous les frenchies, les allemands et les canadiennes. Le premier devoir concernait ce fameux week-end, et notamment l’histoire d’Hamilton et la vie des hommes autrefois. 1800 mots, 30% de la note finale. La semaine dernière on concluait le cours avec un exposé sur le thème de notre choix. On a fait dans le classique : la sécheresse et la désertification en Australie. 50% de la note. Il me reste à écrire un essai de mille mots portant sur mon séjour en Australie pour compléter le truc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a assisté à notre dernier cours, donc, jeudi dernier. Une page se tourne. Catherine l’un des deux canadiennes rentre au pays dans une semaine, déjà. Ca sent la fin…Parmi les quatre cours qu’on a, c’est le seul qui nous a permis de communiquer avec les autres étudiants de la classe. Dans les trois autres, si j’ai adressé la parole à quelqu’un, c’était juste pour lui demander un stylo, ou comment mettre de la couleur dans un tableau Word, j’imagine. Salut Chris, merci pour ce cours, sûrement le plus intéressant auquel j’ai assisté depuis que je cire les bancs de l’école.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Desktop Publishing :&lt;/strong&gt; ou comment améliorer la communication visuelle en entreprise. Mélange de design et d’art plastique, on apprend à manipuler des programmes tels que MS Publisher, Powerpoint, Paint Shop Pro etc…Ca peut en faire rire certains, Max et moi les premiers, mais c’est technique. Pas de place pour le freestyle ici, tous les éléments de nos publications doivent être mis en place soigneusement, avec à la fois cohérence, esthétisme et efficacité. On a dû rendre un portfolio composé de neuf documents la semaine dernière, en rentrant de Tasmanie. Carte de visite, en tête de fax et de lettre commerciale, flyer à distribuer, enveloppe, publicité dans le canard…Rien de bien méchant, mais ça prend du temps et surtout j’ai trouvé ça intéressant à faire. Avec le flyer, le power point et le test, ça fait 100%. Je suis à peu près sûr d’avoir validé la matière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Internet for business :&lt;/strong&gt; ou comment construire un site web commercial efficace, attractif. Le prof nous a annoncé la couleur d’entrée de jeu : je ne suis pas là pour vous apprendre à faire un joli site, je suis là pour que vous vous fassiez du blé. Ca a le mérite d’être clair. Le discours de Bill est convaincant, et puis il a de la bouteille, il fait du e-commerce depuis belle lurette, et le filston s’en met plein les poches dans le milieu aussi. C’est clair que ses slides vont me servir un jour ou l’autre, tant il semble facile de gagner sa vie avec une bonne idée, un business plan qui tient la route, de l’interactivité avec le visiteur et un design pas trop crade. Ca donne envie de s’y mettre. On a du acheter un livre qui explique comment monter un site de A à Z avec Visual Web Developer, de la base de données au design en passant par les contrôles ASP.NET (login, shopping cart etc…). Au début ça m’a bien emmerdé de mettre le prix, mais mon point de vue a changé au fil des semaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis en groupe avec Emilie, Max, et Wei, un chinois. Bill, qui connaît bien la Bretagne, nous a recommandé de monter un site qui vend du cidre breton en Australie, puisqu’il galère lui-même à en trouver ici. Si mes souvenirs sont bons, les ESCiens de l’année dernière avaient aussi monter un site d’import de produits bretons…On doit rendre le truc mercredi prochain, mais le plus gros du boulot est fait, je n’ai plus qu’à lier les pages. Le résultat n’est pas franchement grandiose, mais on n’a pas vraiment bûché comme des malades pour rendre un travail propre. Dans tous les cas, le cours devrait être validé aussi, je dois juste relire les douze power points du semestre avant l’exam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Database concepts :&lt;/strong&gt; là c’est la cata. J’avais pris ce cours parce que j’aime bien les bases de données, et que les systèmes d’information sont partout maintenant, même dans les petites entreprises. Et puis j’en avais déjà fait à Chaptal. Je m’étais dit que ça serait une partie de plaisir. Seulement voilà, ça ne s’est pas vraiment passé comme ça. D’une, j’ai raté les trois premières semaines de cours (à RMIT on a un mois pour « tester » les cours : on s’inscrit à ce qui nous intéresse, vire ce qui ne convient pas, pour reprendre autre chose etc…), qui avaient pour but de nous initier avec le monde merveilleux d’Unix. Résultat, je n’ai jamais vraiment compris comment cet OS fonctionnait. Compliqué, donc, d’être au niveau pendant les « labs » (les cours sont divisés en deux, voire trois parties : cours magistral, travaux dirigés et labo, pour les cours d’informatique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai rapidement abandonné toute chance de valider ce truc, et avec le boulot au café, ma motivation a pris une bonne claque, comme si j’avais besoin de ça. C’était quand même cool de croiser Chelsey et Michael (l’allemand), aussi peu intéressés que moi par le module (mais nettement plus doués je dois dire), et d’aller un boire un coup dans le bar d’en face entre la lecture et le tuto. A l’exam, j’irai marquer mon nom pour ressortir aussitôt. Rester plus longtemps serait inutile. Théoriquement, avec trois modules validés sur les quatre, il ne me manquera qu’un crédit et demi pour passer en troisième année, puisque j’ai pris six cours au lieu de cinq au premier semestre (au cas où, hehe). Je sais que l’ESC sera compréhensive, surtout s’il s’agit de séjour à l’étranger. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>I got a job</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/05/15/i-got-a-job.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-06-02:25807</id> <updated>2008-06-02T05:29:32+02:00</updated> <published>2008-05-15T05:25:00+02:00</published>   <category term="travail job australie melbourne" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> J’en parlais il y a quelques semaines : il me faut absolument un taf pour...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> J’en parlais il y a quelques semaines : il me faut absolument un taf pour faire des réserves avant le road trip de juillet. J’ai envie de me priver ni à Melbourne, ni sur la route pendant un mois. Au cas où il nous arriverait un gros pépin mécanique, il pourrait être utile d’avoir des ronds de côté. En fait j’ai pas été cherché loin. Je suis juste allé me poser avec mon ordi au café rital du coin de la rue, un vendredi soir (le 2 mai), avec en tête l’idée que j’en toucherais deux mots au patron, si l’occasion arrive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ici qu’on vient souvent avec Max, et parfois Margault, pour aller sur le net. C’est 5$ l’heure sans repas, et une heure gratuite quand on mange. Internet n’a pas de prix, en Australie…D’habitude on vient le dimanche, on prend un beef burger, des frites et une Corona. Mais cette fois-ci c’était croissants au fromage sans goût et café latte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils ont une carte plutôt correcte, pour un café, et c’est pas cher. Petits dej’, soupes, salades, burgers, pâtes, pizzas, rissotos, gâteaux, milkshakes, foccacias, jus de fruits pressés et, of course, du bon café, comme les melbourniens savent si bien le faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans ce café que Jo, l’ancienne colloc londonienne, travaillait. Elle disait qu’elle se plaisait bien, mis à part que la mama était une vraie plaie, et qu’elle lui menait la vie dure, souvent injustement. Même pas peur, j’ai eu l’occaze de croiser pas mal de tête de noeuf au cours de ma carrière d’intérim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais en train d’avaler mes croissants sans goût achetés chez Coles quand le patron est venu me voir. Tu viens d’où ? Tu fais quoi ? Etudiant ? Tu fais comment pour payer tes études ? T’as un travail ?..Trop facile, quoi. Je lui dis que j’avais quelques réserves, mais que j’avais besoin d’un peu plus. Vous ne recrutez pas par hasard ? Viens faire un test mercredi matin, de onze à treize, on va voir comment tu te débrouilles. Et le tour est joué. Pas eu besoin de parler de permis de travail, de contrat, d’horaires, de paye, ou quoique ce soit. Le code du travail, ici, chaque patron le fait à sa sauce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai passé le test sans trop de soucis, et depuis, je bosse pas mal. Les conditions sont correctes : c’est à cinq minutes de chez moi, mes horaires sont adaptés à mes cours, j’ai un repas le midi, parfois un le soir, et ça m’arrive même d’avoir des « tips » de temps en temps. Deux dollars par-ci, cinq dollars par là…J’ai déjà eu dix dollars une fois. Douze dollars le taux horaire, c’est dans la norme. Au black, bien sûr. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le taf est assez stressant au début. Je suis serveur, donc chargé de la salle, de l’accueil des clients. Je dois leur dire bonjour, leur demander s’ils veulent boire ou manger, s’ils veulent s’asseoir…Je prends les commandes des clients en salle, ce qui est d’ailleurs le plus dur pour moi. Après deux semaines passées là-bas, je ne connais pas encore tout le menu, et parfois les clients me demandent des trucs farfelus. Dans ce cas-là je leur demande de répéter, et de répéter encore si j’ai toujours pas compris. C’est mieux que de commander n’importe quoi. Jusqu’à maintenant, ça ne m’est d’ailleurs jamais arrivé. Je ne parle pas des p’tits vieux qui articulent que dalle. Heureusement qu’ils sont souvent accompagnés d’une personne ayant vingt ou cinquante ans de moins, et assez aimable pour me faire la traduction en anglais articulé. Je sers les plats et cafés, ramasse les plats finis, nettoie les tables…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le job est plutôt plaisant quand il y a plein de clients. On court dans tous les sens, on transpire, on stresse à la vue d’un client impatient…Pas le temps de regarder l’horloge. J’aime bien ça. Mais quand c’est calme, c’est…Trop calme. Je remplis les pots de beurre, je range la vaisselle chaude, je passe un coup d’éponge sur des tables qui ont déjà été nettoyées trois fois…Au début je me dépêchais pour faire quoique ce soit, à deux cent à l’heure. J’ai vite compris qu’il fallait prendre son temps, se mettre en mode koala, ramasser une tasse et une assiette, et non pas deux tasses par-dessus trois assiettes. Faut en garder pour après.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est Phil le patron. Un peu plus de quarante ans, rital typique, grande gueule, matte les clientes de haut en bas, blagues salaces, roule des mécaniques comme si tout le quartier lui appartenait…North Caulfield is yours, mec, t’as raison. Il en branle pas lourd. Il sert le café de huit à dix, jusqu’à l’arrivée de Michael. Une fois que le barrista est là, il fume clope sur clope dehors, s’engueule avec la mama, lit le canard section footie…Mais le plus clair de son temps, il joue au solitaire. Il doit forcément se préparer pour une compet’ à venir, c’est obligé. N’empêche que niveau taf il est cool avec moi, rien à dire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michael a trente-quatre piges, d’origine italienne aussi. Il fait le café : c’est un barrista, comme on dit. Il a passé les onze premières années de sa vie en Egypte, avant de s’installer cinq ans en Grèce, pour ensuite venir à Melbourne. Lui et sa famille n’ont jamais pu revenir en Italie, trop dangereux pour eux. On se croirait dans le Parrain. Bref, lui aussi a son petit côté italien, puisque son rêve serait de pouvoir dire « tasty pussy » dans toutes les langues. Il était ravi quand je lui ai donné la traduction française. Il est passionné par plein de trucs. La géopolitique, les gonzesses, et…Le foot. Sa Religion. Supporter du Milan A.C et du Pana. Il connaît tout de A à Z, même le foot français. Lui aussi va adopter un régime de sommeil spécial pendant l’Euro qui arrive en juin. C’est pour ça qu’on s’entend bien. Et puis on a la même conception de l’humour : on peut rire de tout. Niveau taf, c’est autre chose. Sérieux, professionnel, exigent, perfectionniste. Il est prêt à me passer un savon si je laisse un torchon traîner, ou si je donne une cuiller à un client qui n’en n’a pas forcément besoin…Au début ça me faisait flipper, maintenant ça me fait plutôt sourire. Hey, calme toi vieux, y’a pas mort d’homme !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Angela, la mama de Phil, a aussi le profil type de la mère italienne. Gros caractère, elle passe beaucoup de temps en cuisine pour soutenir le cuisto, voire le remplacer quand il est en congés. Pas grand-chose à dire à son sujet, puisqu’elle m’ignore presque. Ca me va très bien comme ça. C’est toujours mieux que de se faire traiter comme de la merde, comme c’était le cas avec Jo. Le truc chiant quand elle est là, c’est qu’il m’est impossible d’embarquer un foccaccia à l’aubergine avec moi le midi, ou de lire le canard quand y’a pas un chat dans la boutique. J’ai pas trop le droit de causer foot trop longtemps avec Michael non plus. Ca l’emmerde, ça aussi. Par contre, elle, elle peut débiter des comérages non stop toute la journée, entre deux engueulades avec le filston. M’enfin ça me va. Je bosse, je touche ma paye le vendredi, je demande pas grand-chose d’autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Johnny, c’est le cuisto. Enfin c’était, puisqu’il s’est barré la semaine dernière. Vingt-sept ans, d’origine grecque, le style old-fashion avec sa banane bien gominée et son sourire émail diamant. Un peu à la Fonzy, quoi. Et comment il est Fonzy ? Il est cool. Pareil que Johnny. Toujours souriant, aimable, jamais un mot de travers, un brin déconneur. Je crois que l’adjectif qui lui convient le mieux, c’est « gentil », dans le bon sens du terme. Tout le monde l’aime, même Angela (surtout Angela), tout le monde se confie à lui, même si lui n’est pas très bavard. Je crois que personne n’a jamais rien eu à lui reprocher, professionnellement ou autre. Moi aussi je m’entendais bien avec lui. En plus d’être sympa, il était courageux. Lorsqu’il avait fini son travail vers quatre heures au café, il enchaînait dans un autre restau. Quatre-vingt heures par semaine environ, rarement des congés. Ca ne l’empêchait pas d’être d’humeur radieuse en permanence. Malheureusement il s’est barré, avant que je parte en Tasmanie. Il a décidé de se mettre au jardinage. Ca se respecte. C’est dommage parce que c’était le seul qui était capable de me parler d’autre chose que « b*te » ou de « ch*tte ». Ca me changeait des autres macaronis. Tant pis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis il y a aussi les serveuses, Ritta, la russe et Camelia, la superbe brésilienne. Je ne fais que les croiser, lorsque je prends le relais ou vice versa. Difficile d’en dire beaucoup plus, c’est con. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai donc enchaîné deux semaines de boulot d’affilée, sans congés. Seize jours exactement. Je bosse de huit à midi du lundi au jeudi, avant d’aller en cours, et de midi à six ou sept le week-end, suivant l’activité. Ce qui fait environ trente-six heures par semaine. C’est la flexibilité à l’anglo-saxonne, on va dire. Le taf, les cours, les exams qui se pointent et les sorties du week-end ont largement raccourci mon temps de sommeil. Je n’ai qu’une hâte, c’est de pouvoir dormir huit heures un de ces quatre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais je commence à voir le bout : j’ai prévu de partir en Tasmanie avec les frenchies le 22 mai, pour quatre jours. Je vous tiendrai au courant. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>10 – 14 avril: Mornington Peninsula: Sorrento, (French island) et Wilson’s Promontory</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/05/03/10-–-14-avril-mornington-peninsula-sorrento-french-island-et.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-05-03:24420</id> <updated>2008-05-03T09:35:28+02:00</updated> <published>2008-05-03T09:35:28+02:00</published>   <summary> Cette semaine le temps a été superbe. Vingt-cinq degrés, pas un...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> Cette semaine le temps a été superbe. Vingt-cinq degrés, pas un kilomètre-heure de vent. J’en ai profité pour me balader avec Danny, le texan, dans le parc de la ville bordant la Yarra River, au sud de la ville. Mais aussi siroter quelques bières fraîches sur quelques unes des nombreuses terrasses de la rive sud. Alors qu’on s’était résigné à passer nos futurs week-ends dans la City, il nous démangeait de démarrer le van et prendre la route, « comme au bon vieux temps ». Margault, le cerveau de l’équipe, a proposé la péninsule de Mornington, située à la pointe est de Port Philip Bay. L’été indien est de retour, on doit absolument partir. Pour l’Histoire, c’est à Sorrento que les européens ont bâti la première colonie du Victoria, au début du XIXè. Désormais, c’est un endroit privilégié des melbourniens lorsque le soleil tape fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est jeudi, début d’après-midi ensoleillé, c’est l’heure d’enclencher le Wave Breaker, surnom du van donné par Max. Un baluchon, une couette, des toasts, de la confiture, des bananes et mad’eo. Deux heures de route. On arrive vers dix-neuf heures dans le bourg, plutôt moribond à cette période de l’année. Le soleil est déjà couché, les boutiques sont fermées. Seules quelques familles aisées peuplent les terrasses des restaurants. C’est trop silencieux à notre goût mais après tout on est là pour visiter. Après un mal de chien inimaginable, on trouve enfin l’unique backpacker du bled. Le nom de la rue –Mirranda St-  n’est pas affiché, la pancarte de l’hostel est très discrète et la flèche est dans le mauvais sens… Je comprends pourquoi le Lonely Planet indique que cet hostel est délaissé par les voyageurs. C’est aussi ça, l’Australie. Même lorsqu’un endroit est décrit comme étant facile à trouver par un local (« it’s eaaasy, mate ! »), on passe un temps fou à le débusquer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On arrive devant le backpacker fantôme. Tout est éteint, « ça n’doit pas être la saison », comme dirait l’autre. Margault –encore elle-, tente un appel perdu d’avance vers un numéro donné dans le guide, et ça répond. Michael, le gérant de l’hostel nous apprend que c’est ouvert, mais qu’il n’y a aucun client en ce moment. Il nous file le code digital de l’entrée, et nous indique l’endroit où se trouve les clés des chambres. On a une auberge rien que pour nous, c’est le pied, hein ? Si Margault n’avait pas appelé, on se serait galéré sans élec dans le van. Excités comme des gosses de cinq ans dans un parc d’attractions, on pose nos bagages dans une des six chambres de l’hostel. C’est propre, calme. On va bien dormir ce soir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais la faim nous guette déjà. On marche vers le Contintental Hotel, dans Beach Road, la rue principale. L’intérieur est sublime, ça ressemble à un énorme chalet, avec pierre apparente, boiseries et cheminée. Aujourd’hui c’est Thursday’s Steack, quatorze dollars (soit huit euros) les trois cent grammes de bœuf avec frites, sauce au  poivre et salade. On prend aussi deux pichets de bière et une grosse part de gâteau en dessert. On en sort calés, après avoir payé nos seize euros respectifs. En France on aurait sans doute payé le double. Retour à l’auberge, douche, film dans le living room et dodo avant d’attaquer le vendredi en forme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réveil matinal pour Max, qui est parti acheter à manger pour le p’tit dej’. Ce midi on a décidé d’aller bronzer à Ocean Beach, du côté de Port Sea, à quatre kilomètres de Sorrento. Superbe dune de sable blanc, mer déchaînée, et une liberté presque totale puisque mis à part cinq ou six braves surfeurs, seuls deux autres baigneurs ont eu la bonne idée de venir. Le temps est un peu capricieux, mais quand les nuages disparaissent, ça tape tout de même pas mal. Max tente de surfer, mais revient quelques minutes après, le temps de se faire écraser dans un rouleau compresseur…J’ai juste eu le courage de piquer une tête, histoire de marquer le coup, mais sans plus de plaisir que ça. C’était franchement dangereux. Pour la baignade, les « front beaches » qu’on trouve partout sont bien plus appropriées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps se gâte, on remonte dans le van en milieu d’après-midi pour aller faire quelques courses à la superette de Sorrento. Ce soir, c’est pâtes et vin rouge. Demain midi, c’est le désormais classique casse-dalle australien : toasts grillés avec bacon, avocat et tomate sur une sauce à l’ail. On mange dans un snack grec puis on se dirige vers le London Bridge –dont on peut voir le grand frère sur la Great Ocean Road-, quelques centaines de mètres après Ocean Beach. On aurait aimé pouvoir apprécier un couché de soleil au pied de la formation rocheuse, mais la flotte commençait à tomber. Retour au backpacker, qui s’est peuplé de trois nouveaux travelleuses aujourd’hui. Pâtes, film, vin rouge, bière, Tim Tam (succulents biscuits au chocolat très fameux ici) et dodo. Soirée classique dans une auberge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce samedi matin, le van a du mal à démarrer, une fois n’est pas coutume. Il va vraiment falloir qu’on change ces bougies d’allumage. On fait un tour au garage pour faire le plein et prendre du liquide de refroidissement, avant d’aller visiter le parc naturel de Nepean Point. Ca se situe à l’extrême pointe de Port Philip Bay côté est, et avait jadis une importante majeure dans la défense de l’Australie, grâce à ses bunkers et diverses fortifications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se pose sur le parking du parc, déballe la table et chaises de camping. Je fais griller le pain, Margault le bacon. Max est chargé d’étaler la sauce à l’ail sur les toasts une fois qu’ils sont grillés. Avec trois sandwiches chacun, on va se régaler. Mais avant d’y goûter, une promenade de quelques kilomètres nous attend à travers le bush et ses sentiers de sable. On déguste notre repas sur une des nombreuses petites criques de la pointe. On aperçoit de l’autre côté la zone industrielle de Queenscliff. Le cadre pourrait être meilleur, mais on va pas faire la fine bouche : on est bien. On reprend la marche, bien calés, dans les collines très denses en végétation où sont planqués des bunkers. On crapahute jusqu’au bout de la pointe, où se trouve Nepean Fort. Salles d’armes, ascenseurs, batteries…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des infrastructures ambitieuses et étrangement utiles, à une époque où la richesse et le développement de l’Australie faisaient du pays une cible privilégiée au cas où une guerre éclaterait contre le Royaume Uni. C’était au milieu du XIXè, lorsque les hommes découvraient les mines d’or du Victoria, les mines les plus riches de la planète. Les australiens craignaient entre autres les français et les russes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est bientôt cinq heures quarante, on est les seuls promeneurs encore en piste. On pensait qu’on pouvait quitter le parc quand on voulait, mais le garde-champêtre déboule et nous somme de rentrer : « vous avez cinq minutes pour regagner le parking. Je vais fermer la barrière, et votre véhicule va rester coincer ici ». Comme à pieds c’est moyennement jouable, il nous prend dans sa jeep tout terrain. Cool. Quoique ça ne m’aurait pas gêné de passer la nuit sur le parking, puisqu’une prise était disponible dans le local situé à quelques mètres du van...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On prend la route pour Stony Point, prochaine étape de notre road trip, à l’opposé de la péninsule. C’est là-bas qu’on est supposé prendre le ferry pour French Island. Apparemment c’est sur cette île que se trouve la plus importante colonie de koalas. Il n’y a pas franchement grand-chose à faire là-bas sinon, mais on s’en fout. On veut juste faire une bonne randonnée, au milieu de la nature et avec personne d’autre autour. On passe à travers la sublime campagne de la péninsule, ses ranchs, ses fermes et ses collines couvertes de vignes de toutes les couleurs. Comment font-il pour transformer de si belles plantes en vin imbuvable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On arrive à la tombée de la nuit dans le caravan park, juste à côté du quai. Après avoir installé le plumard à l’arrière, on entame un film avec quelques bières, histoire d’être en forme pour crapahuter le lendemain. Deux mecs frappent au carreau, l’un équipé d’une lampe torche. Avec un air sérieux, l’un d’eux nous annonce qu’on doit passer régler la note au petit matin. Montant des courses, 150$. « 150$ ?! ». Margault se décompose. Moi je ne tombe dans le panneau, c’est trop gros. Les mecs éclatent de rire, nous aussi. Dans la foulée, ils nous demandent ce qu’on a l’intention de manger ce soir. Bananes, céréales, toasts, confiture et tim tam, ça ira très bien. Ils nous invitent tout de même à venir casser la croûte dans l’auvent de leur caravane, où est rassemblée la bande de cinquantenaires sympathiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croque-monsieurs, toasts aux flageolets et fruity wine. On voulait du typique, on l’a eu. Steve, le comique de la bande, déploie l’écran géant et le projecteur qui va avec. On se met d’accord pour regarder Mrs Brook, avec Tom Cruise et Meryl Streep. J’étais trop crevé pour faire l’effort de comprendre, mais ça avait l’air intéressant quand même. On reste attablés jusqu’à tard, on parle de nos différents voyages, et du road trip qu’on a prévu de faire en juillet. Steve a la gentillesse de nous inviter à un agneau rôti chez lui, près de Dandenong, avant de partir sur la côte est. Il est une heure, on dit au revoir et merci pour l’accueil, puis on part se coucher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Changement de programme ce matin. Steve et sa bande nous ont déconseillés d’aller visiter French Island. D’après eux, on ferait mieux d’aller voir le Wilson’s Promontory, « c’est pas loin », et c’est sublime. Le couple australien qui était assis à côté de moi dans l’avion m’avait décrit l’endroit comme étant le plus merveilleux de tous dans ce pays. Et sans chauvinisme aucun, puisqu’ils étaient de Perth. On paye les 21$ à l’accueil et on démarre la vieille mécanique du van. On s’arrête sur le port de Stony Point, où des pêcheurs ramènent leurs prises du matin. Essentiellement des poissons-éléphants, dont le nez est en forme de trompe et les dents carrées. Bizarre. Margault prend des photos des pélicans avant qu’on entame le long voyage qui nous attend. On passe à travers les routes très vallonnées du Gippsland, à travers une campagne similaire à celle des Grampians, mais version verte. Les deux heures de voyage indiquées par Steve sont déjà dépassées depuis des lustres, on aurait du s’en douter. La rando du jour est logiquement annulée. Toujours doubler les distances et les temps donnés par les Australiens…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On arrive enfin dans la dense et verte forêt du Prom, après cinq heures de route. Chose inédite depuis notre arrivée, on aperçoit une colonie de kangourous sauvages en train de brouter sur le bas-côté. Dommage que Margault ait manqué ça. Le van commence à chauffer dru. On s’arrête en haut d’une colline pour le laisser se reposer et admirer la mer, qu’on voit désormais. Ca me manquait, d’entendre les vagues. Il est cinq heures, la nuit tombe déjà. On parcourt le caravan park dans l’espoir de trouver une prise de courant, en vain. On va devoir faire sans cette fois. Un voisin allemand, venu découvrir le pays avec sa femme et son bébé, nous interpelle « vous avez déjà vu un wombat ? ». Il nous amène à une dizaine de mètres, non loin du terrain de jeu, où la bestiole broute le gazon. En gros, ça ressemble à un énorme cochon d’inde, en beaucoup plus docile. On peut les approcher, voire même les toucher, mais comme on connaît mal, on évite. On en verra trois autres dans la nuit, dont une mère et son petit. Le troisième se baladait à cinq mètres du van. On termine la journée avec le désormais classique combo film-tim tam-toast à la confiture. Ca marche du tonnerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réveil matinal, ça commençait à faire longtemps. Le temps est capricieux, légèrement glacial, mais on est prêt à marcher des kilomètres. Déploiement de la table et des chaises, céréales, toasts, confiture et jus d’orange chimique. Avec ça on pourrait gravir l’Everest. On passe à l’accueil pour raquer notre nuit sans élec (10$ il me semble) et se renseigner sur les circuits proposés. On se met d’accord pour The Oberon Bay Walk, qui fait environ six kilomètres. Le coup de voisins allemands l’a fait la veille, c’est joli et facile. Il est dix heures vingt, la piste commence par des sentiers de sable, juste derrière l’accueil. On arrive assez rapidement sur une immense plage de sable blanc. C’est magnifique, on aurait aimé profiter plus, mais les trombes d’eau déboulent. Le parcours se corse un peu, on crapahute dans les collines entourant la côte. D’énormes plaques de granit s’érigent de la très dense flore du Prom. On prend le temps de s’arrêter sur une pointe, à trois cent mètres du sentier, pour observer les vagues s’éclater contre les rochers. Bien que la difficulté du chemin est décrite comme faible, il faut se méfier, car c’est plutôt escarpé. On continue notre chemin jusqu’à Little Oberon Bay, petite crique de sable blanc, mer turquoise et larges dunes. Un dauphin s’est échoué il y a quelques jours, on passe devant son corps est en train de pourrir, rongé par les puces de sable. La marche continue par-dessus les dunes, jusqu’à Oberon Bay. La plage est immense, ça donne envie de se baigner, mais les millions de minuscules méduses violettes cassent un peu le truc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca fait trois heures qu’on se balade, et on a le choix entre deux alternatives, suivant la carte qu’on nous a donnée. Soit on revient au caravan park en faisant le chemin inverse, soit on poursuit notre route pour tenter de boucler la loupe par les terres. A vue de nez, c’est la même distance, et d’après nos prévisions, on arrivera au bout vers quatre heures, quatre heures trente. L’heure idéale pour partir, avant que le soleil ne commence à tomber et rende la route dangereuse. Il faut savoir qu’il est très déconseillé de conduire en Australie au petit matin et en début de soirée. Lorsque la lumière diminue, les kangourous traversent les routes et sont donc régulièrement percutés par les bagnoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après une galère de vingt minutes pour tenter de trouver la sortie de la plage, qui entame l’autre itinéraire, on est repartis pour un tour. Il est déjà une heure, on a les crocs et Max commence à avoir les jambes qui flagellent. Ca promet une seconde mi-temps assez cocasse. Cette partie de la randonnée est beaucoup moins intéressante. On marche sur un sentier de graviers qui traverse une nature très sèche. C’est très linéaire, trop linéaire. On aperçoit un panneau, enfin. Six kilomètres restant. Le moral en prend un coup, mais va bien falloir le faire. Et puis au fur et à mesure que la fatigue gagne les organismes, la pente se fait de plus en plus ardue. D’après la carte, on grimpe vers Oberon Summit. On passe au dessus d’une petite rivière, où une famille nombreuse se repose, puis une deuxième. On fait une pause. J’ai les guitares en feu, Max est sur le point de crever sur place. Etrangement c’est Margault, la petite parisienne d’un mètre soixante, qui tient le mieux le choc. On reprend notre marche en pensant à la récompense qui nous attend, le Saint Graal : le burger with the lot servi au snack du caravan park. Histoire de tuer le temps, on échange sur les différents Disney qu’on a vu au cours de notre jeunesse (-J’ai même pas vu Bambi… -Roh, la honte eh !). C’est assez efficace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca fait six heures qu’on est  en croisade, et la délivrance arrive enfin, un peu avant Oberon Summit, après avoir gravi une côte que même Bernard Hinault aurait renoncé à affronter. On se pose sur une terrasse en bois spécialement conçue pour permettre aux promeneurs d’admirer le paysage. La côte du Prom est magnifique, mais l’intérieur des terres n’est pas mal non plus. Malheureusement c’est pas fini, il nous reste à descendre la colline qu’on vient de se coltiner. En récompense de nos efforts, où par pitié du Seigneur, je ne sais pas trop, la chance nous sourit. Un sympathique couple à qui on avait demandé conseil pour notre parcours sur Oberon Bay nous prend en voiture et nous fait avancer d’un kilomètre ou deux, avant que nos chemins se séparent. C’est déjà ça de gagner. J’ai hésité à indiquer à l’allemande qui était au volant qu’il fallait rouler à gauche en Australie, mais j’ai pas osé. Son ami irlandais a tenté de lui faire des signes, tout gêné, mais lui non plus n’a pas voulu la bouleverser. C’est dangereux, surtout quand on roule à quatre-vingt sur des routes aussi serrées que sur celles du Prom. Finalement j’étais soulagé d’être vivant en sortant de là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n’a plus qu’un kilomètre à marcher avant d’arriver au caravan park. Il est quatre heures et demi, et même si on est bien cramés, on a vu de la nature et le timing est parfaitement respecté. On peut enfin s’asseoir à la terrasse extérieure du snack et dévorer un burger with the lot qu’on n’a pas volé. Le van démarre sans sourciller du menton, on peut rouler vers North Caulfield. Comme Margault avait raté la colonie de kangourous à l’aller, on s’arrête un petit quart d’heure dans un champ pour les prendre en photos. Pas farouches pour un sou, on a pu les approcher à quelques mètres seulement. On remonte dans la carlingue. La randonnée m’a achevé, je m’endors rapidement sur la banquette arrière, enroulé dans ma couette. C’est du sport, mine de rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce week-end sur la péninsule de Mornington était peut-être le dernier, du coup on était plutôt ravi d’avoir profité à fond. D’ailleurs ce fut le cas à chaque fois qu’on a pris la route. Max veut surfer, Margault va bientôt commencer le maille, moi je ne vais pas tarder non plus, ça commence à cailler sévère…Et puis j’ai aussi envie de passer quelques week-ends à Melbourne même. A retenir de ce week-end : le calme et l’absence quasi-totale d’autres randonneurs. Non pas que je sois agoraphobe ou asocial, mais visiter la Tour Eiffel au milieu de douze mille chinois excités comme des puces, c’est moyennement ma came. Que nous reste-il à voir dans le Victoria ? Les forêts de Dandenong, les vignobles de la Yarra River ? Chantal nous a aussi parlé d’une forêt qu’un artiste a achetée pour y ériger les sculptures de sa création. Ca mériterait sûrement un coup d’œil. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Enfin posés</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/04/04/enfin-poses.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-04-04:23294</id> <updated>2008-04-04T08:00:37+02:00</updated> <published>2008-04-04T07:40:00+02:00</published>   <summary> On est enfin posés à Melbourne. La canicule est finie, la grisaille pointe...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> On est enfin posés à Melbourne. La canicule est finie, la grisaille pointe le bout de son nez, et les cours commencent à devenir sérieusement imposants. L'occasion est &quot;bonne&quot; donc, pour maintenant passer quelques week-ends sur Melbourne et sa nightlife bouillonnante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis qu'on est arrivés, je dois dire qu'on su profiter des derniers rayons de soleil de l'année. Dans les Southern Grampians, pour commencer. Ce camp dans l'outback australien nous a permis d'être rapidement dans le bain, et de se forger une bande de potes aussi, bienqu'essentiellement composée de ricains. Il y a eu ensuite le week-end passé à Torquay, sa fameuse Jan Juc Beach et ses corbeaux aussi matinaux que braillards. Puis Phillip Island, et ses allures de Finistère, de l'autre côté de la baie. Après, c'était autour de la Great Ocean Road d'y passer, avec le van acheté par Max. La vieille mécanique ronflante a tenu la route, on a pu voir les Twelve Apostles, la rainforest et ses koalas dans la nature, ainsi que les superbes villages que sont Lorne, Apollo Bay et Port Campbell. Dommage que le Rip Curl Pro 08 fut annulé. Restons positifs, on aura au moins vu la mythique Bell's Beach.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, on a passé notre premier week-end à Melbourne. Florian de Hambourg et Emilie étaient à l'apéro à la maison avec Jamie, Lisa, la nouvelle colloc suédoise, Léo le brésilien et bien sûr Margault et Max. On a enfin pu déambuler dans le St Kidla by night, avec pour commencer l'Elephant and the Wheelbarrow, un pub anglais diffusant du foot à la TV et de la Guiness à la tireuse. Il y a même une salle de concert passé le sas. D’ailleurs j'ai eu l'occasion d'y retourner cette semaine. Un groupe local jouait des reprises devant une foule assez dense, principalement composée de meufs bourrées. Un lundi soir...Bref, on s’est ensuite envoyés quelques shots de jaggerbombs, très fameux ici, dans un bar proche un peu plus bas dans Fitzroy St, avant de tenter d’entrer au SP. Sans succès. Certains dans la bande n'étaient pas assez frais selon le videur. Ca n'est que partie remise...Retour en taxi à la maison, fin de la soirée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anglaises sont parties le week-end dernier. Elles ont trouvé un bon plan à Torquay, où les potes des parents de Claire ont une baraque de libre. Pas de loyer à payer, et spot sympathique…L’été. En échange on a récupéré Lisa, une suédoise. Enfin sur le papier du moins. Un mètre soixante dix-huit, cheveux on ne peut plus noirs, yeux verts et teint mat. Elle boit tous les jours (ce qui ne l’empêche pas d’être fort charmante), écoute du rock, et adorerait visiter la France. En conclusion, on aurait pu tomber moins bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isabelle et Ménaïg, les québécoises, risquent de nous quitter aussi. Probablement la semaine prochaine. Elles aussi ont le cul bordé de nouilles, puisqu’elles ont trouvé un appart en plein St Kilda, avec vue sur Albert Park et  le tout pour un loyer deux fois moins cher. J’espère que Chantal arrivera à nous trouver des collocs aussi déjantées et cultivées qu'elles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce soir, j’assiste à mon premier match de footie, au Telstra Dome. Les Western Pit Bulls rencontrent St Kilda FC. Gros match en perspective entre deux clubs melbourniens. Rendez-vous Austin et Danny pour entamer les hostilités. Max, Margault, Brook et Florian viennent aussi. Trente-cinq dollars le ticket (22€), dans la meilleure tribune, d’après Brook. Plus tard dans la soirée, les brésiliennes de CSS donnent un concert dans une des salles de la ville ce soir. Chelsey y va et m'a demandé de venir aussi. Je me tâte à l’accompagner, je dois jeter un coup d’œil à mes finances…Je vous laisse, l’appel de la VB est trop fort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est vendredi soir après tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS: amis brestois, prions en coeur pour que ce vendredi soir le Stade lave l'affront subi l'année dernière par l'ennemi costarmoricain...Amen. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>14-17 mars : Phillip Island</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/03/27/14-17-mars-phillip-island.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-03-27:23024</id> <updated>2008-03-27T05:27:31+01:00</updated> <published>2008-03-27T05:25:00+01:00</published>   <summary>      Il fait ultra chaud, ce vendredi, lorsqu’on décide de partir à Phillip...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/media/00/01/0789b8ec89a1e13d0d273dfca2b5119a.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/media/00/01/6fa0e0dc3271b9cc33e0710b9850aae1.jpg&quot; id=&quot;media-6475&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;0789b8ec89a1e13d0d273dfca2b5119a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Il fait ultra chaud, ce vendredi, lorsqu’on décide de partir à Phillip Island. Trente huit degrés, précisément. Beaucoup de Melbourniens -et même des gens du monde entier- sont impatients d'aller voir le Grand Prix, nous on préfère la nature et la plage. J’ai quand même pu entendre le bruit des bagnoles lors d’un trajet en métro aux abords d'Albert Park, là où a lieu l’évènement. J’avais l’impression que le tram se faisait doubler par des Formules 1…Saisissant. Mais la plage c’est mieux, surtout avec cette canicule. Les beaux jours vont bientôt s’arrêter, il faut en profiter un maximum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Phillip Island est un petit coin de paradis situé à environ cent cinquante kilomètres à l’est de la baie de Melbourne, à l’opposé de Torquay. Elle est très appréciée pour sa côte sauvage, ses spots de surf, ses parcs de koalas, ses phoques et surtout ses pingouins. Cette fois-ci l’équipe est un peu plus fournie. Outre Margault et Max, Gunjan (Gee), Austin et Friedrich sont de la partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Margault comme d’hab’ a tout géré : train, hébergement, bagnole de location, plages et visites…On n’à qu’à acquiescer et mettre les pieds sous la table. Si elle n’était pas là, Max et moi serions sûrement dans une tout autre galère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On décolle en bus de Southern Cross Station un peu avant seize heures. Friedrich s’endort d’entrée de jeu, bravo. Deux heures plus tard, on est au backpacler, qui a plus des allures de camping qu’autre chose. Ca s’appelle Amaroo Park, et ça a l’air au top. Ca ressemble à une baraque typiquement victorienne, de plein pied, avec une terrasse en bois couverte devant. Des plantes vertes partout, des cages à oiseaux et même une fontaine…Le cadre est superbe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coup de bol, ce soir : comme notre groupe s’est agrandi au cours de la semaine, la patronne nous a filé un bungalow au lieu du classique dortoir. C’est tout propre, tout neuf. C’est tout équipé (y’a même une télé) et les lits sont confortables. Pour trente dollars la nuit (vingt euros), petit dej’ compris, on n’est pas trop mal tombé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un petit saut dans la magnifique piscine et il est déjà l’heure d’aller au Coles du coin. On prend tout ce qui faut pour se faire des casse-dalles au bacon, tomate, salade, qu’on dégustera sur la plage demain midi. Ce soir c’est pizza, et séances visionnage de photos made in Melbourne sur l’ordi de Friedrich. Il faut absolument que je lui choppe tout ça…Minuit, tout le monde va se coucher pour être au top demain matin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nuit a été royale : fraîche et silencieuse. Il est tôt ce samedi matin mais l’air est déjà très chaud. Petit dej’ à la cantine. J’ai pu testé le beurre de cacahuètes, ce que je ne ferai pas deux fois. Austin fait griller le bacon et confectionne les casse-dalles. Dix heures, la voiture louée nous est livrée au camping. Il s’agit d’une Mitsubishi avec boîte automatique, très confortable, moumoute sur les sièges…Quelle bande de frimeurs, ces japonais. Vingt dollars (douze euros) par personne pour deux jours, honnête. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est moi qui conduis le bolide jusqu’à Smith Beach ce matin, et bien que la caisse soit agréable à conduire, j’ai du mal à me faire au volant à droite…On descend la Smith Beach Road, avec ses sublimes baraques en bois sur pilotis sur la droite. Y’a de la tune ici, comme à Torquay. Et là, en arrivant sur la plage, stupéfaction totale chez Max et moi : c’est le Finistère ici ! Même rochers, même sable, mêmes algues, même océan…Cette impression de revenir à la maison, ça fait vraiment bizarre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, ici il fait quinze degrés de plus et les vagues sont surpuissantes. Austin, Gee et Friedrich louent planches et combis, et partent peaufiner leurs skills dans les premières vagues. Moi, je bois la tasse et j’ai du sable plein la raie. Ok, je l’ai bien cherché. Je teste aussi la planche de Max. Après avoir frôlé la mort deux ou trois fois dans des vagues immenses, j’opte pour la sagesse et abandonne dignement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En milieu d’après midi on rend visites aux koalas dans un parc situé à cinq minutes de la plage. C’est mignon tout plein, j’adore leurs oreilles touffues, leur regard niais, et la façon dont ils te fixent. Ils ne sont pas vraiment intimidés, à vrai dire. Bon, c’est sympa les koalas, mais finalement on s’en lasse vite, y’a pas grand-chose d’autre à voir, à part quelques wallabies ici et là. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soir, c'est kangourou burgers au menu. On part au Coles acheter de l'émincé qu'on recompose ensuite en forme de steack. Bacon, tomates, oignons, maïs grillé et tout ce qui va avec. Le barbecue du camping fume de partout. Austin est au four et au moulin pour nous concocter une merveille de repas...Pendant la phase digestive au &quot;goon&quot; (vinasse bas de gamme) et à la Victoria Bitter (bière...bas de gamme), un oppossum passe par dessus une barrière en venant de la route. Il s'arrête pour nous fixer, comme à leur habitude, et monte dans un arbre, lentement mais sûrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tandis que Margault et Maxime vont se coucher après une dure journée de surf, Friedrich, Austin, Gee et moi partons à la découverte de la vie nocturne de Cowes. On a entendu parler d'une soirée dans un pub local, allons-y. Les américains s'éclatent comme des fous dans un bar rempli à bloc. Ca me paraît incroyable qu'on puisse autant se marrer en boite sans la moindre goûte d'alcool dans le sang. Tant mieux pour eux, ils font des économies. Moi aussi, d'ailleurs, puisque j'ai planqué deux ou trois VB dans mon bermuda. J'ai souffert pour retrouver mon plumard, mais mission accomplie quand même : j'ai dormi à bon port, et sans dépenser le moindre gouenec au bar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dimanche aprèm est encore dédié à la plage, puisque le temps est encore une fois radieux. Les amériains partent en début d'après-midi, ils ont du boulot lundi. Margault, Max et moi restons profiter du soleil : notre agenda n'est pas aussi fourni que le leur...Le soir, on cuisine des toasts grillés avec des oeufs brouillés et des tranches de fromage devant Volte Face. Nuit paisible et réparatrice en perspective...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est lundi, dix heures. Max et moi faisons griller le bacon pour les casse-dalles du midi. On ajoutera au bacon des morceaux d'avocat, de la laitue et des rondelles de tomate entre deux tranches de pain grillé. On a pris le pli, maintenant. Il est midi, l'heure de prendre le bus et quitter ce mini-paradis sur terre. On était tenté de visiter plein de trucs, ce week-end, mais la chaleur nous a finalement guidé vers la fraîcheur de la plage aux allures de finistère. C'est pas moi qui m'en plaindrais, en tout cas... </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>8 – 10 mars : Torquay</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/03/27/8-–-10-mars-torquay.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-03-27:23023</id> <updated>2008-03-27T04:56:36+01:00</updated> <published>2008-03-27T04:56:36+01:00</published>   <summary>   C’était un passage obligé pour nous. Enfin surtout pour Max, qui pratique...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> &lt;em&gt;&lt;strong&gt;C’était un passage obligé pour nous. Enfin surtout pour Max, qui pratique le surf et qui rêvait d’aller à la Mecque mondiale de la discipline, là où tout a commencé.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la fête, la défaite : le réveil est dur, mais il va bien falloir y aller un jour…Chantal a tout juste le temps de nous démontrer ses talents de cuisinière qu’on doit déjà préparer notre sac et rejoindre Margault à devant RMIT Bourke St. Le train part à 18h40, on a le temps de se poser et prendre quelques photos de la magnifique Southern Cross Station. Les architectes brestois feraient bien de prendre des notes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’heure de décoller, on entre dans le wagon. J’avais eu pas mal d’échos sur les trains ici, et pas forcément des très bons, au contraire. Force est de constater que c’est très confortable, silencieux et que ça va vite. Peut-être qu’une fois sortis des grandes villes, le réseau devient moins bon, mais autour de Melbourne, ça tient largement la route. On s’arrête à Geelong, pour prendre le bus. On fait la connaissance de travellers wallons forts sympathiques qui viennent à Torquay surfer aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bus nous dépose devant l’unique backpacker du coin, qu’on n’a évidemment pas réservé. Ca aurait été trop facile, et incohérent avec notre stratégie improvisatrice qui nous caractérise bien. Une minette de quatorze piges nous accueille. C’est full, of course. Elle nous propose quand même une tente pour deux personnes. C’est soit ça, soit on dort sur la plage. On n’hésite pas longtemps et on prend la tente. On ne payera que pour deux personnes, en plus. Et pour demain, on a une chambre de réservée. Encore une fois on est ravi de la gentillesse et du dévouement dont font souvent preuve les australiens. Margault, habituée à la mentalité, disons, « différente » de la capitale, n’en revient toujours pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La soirée est plutôt tranquille, vu qu’il est déjà tard et que le bled, sorte de station balnéaire, est bien calme. On se balade dans les rues à l’améwicaine, en admirant les belles baraques boisées de plein pied, construites de chaque côté de la route, et les nombreux vans old school garés devant…On atteint l’Esplanade, qui fait face à la mer et abrite les commerces. On se trouve un chinois, on boit quelques bières et on retourne au camping. Là bas on croise Friedrich, un des allemands rencontrés au camp. Ce qu’il fout là ? J’en sais rien. Il se faitrd, allons jeter un coup d’œil à la tente. On est serrés, mais on est confiant pour passer une bonne nuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se réveille vers 9h30, complètement cassés, la nuit a été horrible. Dès qu’un d’entre nous bougeait ça réveillait les deux autres. Chaotique...Aujourd’hui, c’est journée shopping. Juste à côté du Bell’s Beach backpacker, une zone commerciale avec entre autre le siège de Rip Curl, et les sorties d’usines de Quicksilver, Billabong, Cult…Et j’en passe. Ceci dit, même si il y a des prix réduits sur certains articles, ça reste malgré tout très cher. Genre deux cent balles le t-shirt, ou cent balles les tongs…Max trouve une bonne affaire pour une board, à Quicksilver. Six cent dollars (quatre cent euros) pour une planche taillée à la main qui n’a servi qu’une ou deux fois. On visite rapidement le musée du surf, qui retrace l’histoire de ce loisir, que dis-je, ce mode de vie, synonyme d’amusement et de liberté. La cool attitude, quoi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
15H00, playa time ! On prend un taxi direction Jan Juc Beach, où baigneurs et surfeurs profitent d’une houle d’environ un mètre cinquante. Il n’y a pas beaucoup de sable, on est obligé de se poser au pied de la falaise, sur des cailloux. Mais on ne fait pas la fine bouche. L’eau est à environ vingt degrés, l’air à vingt cinq. On passe une après-midi royale…Après m’être éclaté comme un gosse dans les vagues, soleil dans la tronche, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour tous les collègues qui se gèlent les glaouis à Brest, Aberdeen, Copenhague ou encore Athènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La soirée est bien calme, encore une fois. On sent que l’été est fini ici, très peu de gens circulent dans les rues. On se dirige vers un restau sympa repéré la veille sur l’Esplanade, mais malheureusement le dimanche soir ça ferme tôt. Le cuisto nous dirige vers un pasta-pizza pas cher à quelques centaines de mètres de là. On rentre au backpacker pour passer une nuit paisible, dans une vraie chambre cette fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est levé vers dix heures, il fait pas loin de 40° degrés, c’est irrespirable. J’avais pas senti une telle chaleur depuis les vacances en Tunisie, en 2002. On était bien tenté d’aller à Bell’s Beach, l’un des spots les plus prisés au monde pour surfer, mais les échos reçus ici et là nous refroidissent : la houle est beaucoup plus forte qu’à Jan Juc, et c’est rocailleux. Retour à Jan Juc beach, donc, où l’on en profite pour se rafraîchir et prendre des « washing machines » dans les dents. Vers 15h, le ciel melbournien fait étalage de tous ses caprices. Un vent frais se lève, les nuages arrivent, et la température passe sous les vingt degrés. Tout ça en vingt minutes !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retourne au backpacker pour prendre nos affaires, finir les pizzas de la veille, et prendre le bus. Austin, Frierich, Setara et Eunice sont déjà là. Dommage qu’on n’ait pas passé le week-end ensemble. Y’en aura d’autres. Encore un week-end magnifique, à la Mecque du surf. Torquay n’est pas un site vraiment culturel. Il n’y a pas grand-chose à visiter si ce n’est le musée du surf et l’usine Rip Curl. C’est surtout une station balnéaire agréable à squatter, à même pas deux heures de la City. C’est pratique l’été pour les melbourniens de pouvoir passer un week-end sur la côte, après une semaine de travail dans la chaleur de la ville…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/media/00/00/50b7ec0ffd7d91c7d424d6ae35b193f4.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/media/00/00/4c8d94c70bf4d6e5354c8ac8dfa72981.jpg&quot; id=&quot;media-6474&quot; title=&quot;Jan Juc Beach&quot; alt=&quot;50b7ec0ffd7d91c7d424d6ae35b193f4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Premier contact avec les collocs, premier apéro…</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/03/18/premier-contact-avec-les-collocs-premier-apero.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-03-18:22626</id> <updated>2008-03-18T00:22:00+01:00</updated> <published>2008-03-18T00:05:00+01:00</published>   <summary> On est vendredi, on a passé une partie de l’après-midi à faire le ménach’...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> On est vendredi, on a passé une partie de l’après-midi à faire le ménach’ dans la carrée. J’suis pas obsédé par les tâches ménagères (personne peut dire le contraire je crois), mais là c’était franchement limite, ce boxon indescriptible. Etape suivante, la création d’un compte à la Commonwealth Bank, puisque l’ouverture est gratuite quand t’es étudiant étranger. J’ai beau avoir pris une carte méga-trop-bien au Crédit des Manches à Burnes, j’ai toujours autant de problèmes pour retirer du blé…On a aussi profité de notre temps libre pour tester le chinois du quartier. Grosse gamelle de riz pour pas grand-chose, on reviendra. Il est presque dix-huit heures, on prend le tram direction la fac pour squatter le wifi et vérifier les mails. C’est fermé, c’est pas de bol, c’est la guigne, c’est comme d’hab...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On décide de quand même se poser dans un rade avec terrasse afin de profiter des derniers rayons de soleil de la chaude journée. Eh oh, on n’a pas payé le ticket pour rien. On reste jusqu’à la fin de l’happy hour à l’Urban Bar, un chic troquet entre Exhibition et Bourke St, en plein centre. Les serveuses italiennes sont sympas comme tout, c’est très classe, et y’a même une nana qui chante à l’étage, accompagnée par un pianiste. Il y a aussi du footie à la télé. Bar cosy ou pas, on déconne pas avec le footie, ici. On a donné rendez-vous à Margault, mais son sens aigu de l’orientation l’a empêchée d’arriver à bon port.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’happy hour est terminé, on finit notre Beck et on part à la recherche d’un liquor store pour se ravitailler en houblon. Treize dollars (environ huit euros) le pack de 6 bières x 37cl. J’ai pas fait le calcul du prix au litre, mais comme dirait Max, ça crochète un peu. Cependant, quand on aime, on compte pas, hein. On en sirote une ou deux sur un banc en bas de Swanston St, devant le townhall, en attendant le tram. Un prêtre passe dans le coin et nous file un flyer « Dieu peut vous aider ». Nous aider ? On a tant que ça des têtes de clodos ? On s’est bien marré en tout cas…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour à la maison, où l’apéro a l’air d’avoir déjà bien progressé. On a enfin pu rencontrer Jamie, le néo zélandais. Vu son teint et ses traits de visage, il a sans doute des origines maoris, ou un truc du genre. Chantal nous avait pas menti, c’est un gars à la cool, qui picole comme un breton une fois le week-end arrivé. « Fucking french people ! ». Apparemment il a encore la haine depuis la défaite des Kiwis face aux Coqs…Il avait invité Matt, un pote du taf à moitié irlandais. Lui préfère le football –européen, s’entend-, et admire Zidane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les québécoises sont arrivées vers onze heures, après le boulot, mais sont presqu'allées directement se couchées : boulot, métro, dodo semblent être leur train-train quotidien...Margault nous a rejoint un peu plus tard, je ne pourrais pas dire à quelle heure. Léo, un pote brésilien à Chantal, se joignait aussi à notre collation apéritative. La bouteille de Ricard est finie, je pars me coucher vers cinq heures. Max pousse encore un peu jusqu’à six heures et demi. On va être frais pour aller à Torquay demain ! J’essaierai d’uploader des photos de la soirée (et d’autres trucs) dès que possible, mais comme tous les ports ou presque sont bloqués à la fac, je ne peux pas accéder à mon FTP. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Photos du week-end Grampians</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/03/11/photos-du-week-end-grampians.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-03-11:22263</id> <updated>2008-03-11T03:50:31+01:00</updated> <published>2008-03-11T03:45:00+01:00</published>   <summary> Voici quelques galleries de photos prises lors de notre week-end dans le...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> Voici quelques galleries de photos prises lors de notre week-end dans le bush victorien. Have fun !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/album.php?aid=42249&amp;page=1&amp;id=531307596&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Frédérique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/album.php?aid=2010908&amp;id=67000683&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Chelsey&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/album.php?aid=2021551&amp;page=1&amp;id=27001234&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rachael&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
Margault &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/album.php?aid=42189&amp;id=690905714&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;1&lt;/a&gt; &amp; &lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/album.php?aid=44082&amp;id=690905714&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/album.php?aid=1843&amp;id=1077780850&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Florian&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voilà quelques photos de Melbourne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/album.php?aid=42625&amp;id=531307596&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Frédérique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci à eux d'avoir pris le temps de les mettre en partage sur facebook. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Riboul</name> <uri>http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Mission accomplie, enfin !</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/archive/2008/03/11/mission-accomplie-enfin.html" />  <id>tag:un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com,2008-03-11:22262</id> <updated>2008-03-11T03:28:31+01:00</updated> <published>2008-03-11T03:28:31+01:00</published>   <summary>   Ca y est, on a enfin notre chez nous…Pour une fois depuis qu’on est là, on...</summary> <content type="html" xml:base="http://un-brestois-a-melbourne.blogs.letelegramme.com/"> &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ca y est, on a enfin notre chez nous…Pour une fois depuis qu’on est là, on a eu un semblant de chance. On a même eu le choix de notre maison, et on ne peut pas dire que ce fut simple.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était mercredi soir. Tout a commencé sur Gumtree, comme souvent, et comme pour beaucoup d’étudiants en quête d’un logement. On sort de la fac assez tard, comme d’hab’, vers 20h30, on a passé pas mal de temps sur le net pour dégotter des bons plans. Des bons, des vrais cette fois. Pas loin du centre, pas cher, des collocs pas trop relous, et ça nous ira très bien. Si en plus on peut avoir une place de parking pour que Max puisse garer le van qu’il projète d’acheter, ça sera encore mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est devenu une habitude : on part se baffrer un junk food avant d’attaquer la (courte) liste de numéros en notre possession. Tous représentent l’Espoir de pouvoir un jour avoir notre propre piaule. Marre de la partager avec sept autres gus, marre du bruit des trains et des trams passant à cinq mètres de notre chambre #317, marre la cuisine commune squattée par vingt mecs tous les soirs. On a déjà dégotté une inspection pour demain (jeudi) par mail, dans Carlton Centre. Une chambre double dans une maison partagée avec plein d’étrangers. Des français, allemands et finlandais principalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des plans capotent, comme souvent : soit c’est déjà pris, soit il s’agit d’une chambre avec un grand lit et l’impossibilité de mettre deux lits simples à la place, où alors ça répond pas. Chantal répond quand même, la chambre qu’elle propose est toujours dispo. Il y a un grand lit seulement, mais elle peut en rajouter un autre sans problème. 125$ par semaine, « bills included ». Demain. Dix heures. Ligne 64, stop 53. Caulfield. Bingo, y’a intérêt que ça tienne la route. Deux visites demain matin, deux trucs qui sentent bon. Si on foire notre coup, on est vraiment les rois des busards.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On décoince vers huit heures, motivés comme jamais. Une fois n’est pas coutume, on se plante d’arrêt. Retour en arrière, au bon stop. Chantal nous accueille. Elle a à peine vingt piges, le style un peu bohémien, sympa et mignonne comme tout. Une copine niçoise l’accompagne, elle a sacrément l’air « dans le gaz ». Repère à junkies ? On n’en sait rien. On entre dans la baraque qui ne paie pas de mine a priori, avec son lambris extérieur à moitié défoncé, et le jardin qui n’a pas été entretenu depuis un siècle et demi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première impression, c’est hyper grand. Après un large couloir donnant sur deux chambres à gauche et une à droite, on entre dans un premier living room avec une cheminée, un tapis zébré et un canapé à côté. La pièce s’ouvre sur une véranda après le passage d’une voûte. C’est assez stylé. Table basse en verre, canaps défoncés récupérés chez Emmaüs et autres sortes de coussins asiatiques. C’est pas super rangé, c’est même un peu le boxon, voire beaucoup, c’est pas très propre non-plus. On s’y sent bien, quoi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dehors, un jardin d’une cinquantaine de mètres carrés. Barbecue déglingué, herbe haute de vingt centimètres et encore un canap démoli. Tout au fond, une sorte de bungalow avec un tissu bouddhiste sur une des fenêtres. Un couple de néo zélandais vit ici : « ils sont très gentils. En semaine on ne les voit pas beaucoup, parcequ’ils bossent, mais le WE, ils se lâchent grave...» Bien. Les autres collocs ? Deux  anglaises, et deux québécoises. On ne les a pas encore rencontrées mais elles sont « nice », paraît-il. On ne demande qu’à voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chantal nous montre enfin notre chambre. C’est nikel, très spacieux (pas loin de trente mètres carrés, à vue de nez), quelques vieilles étagères histoire de ranger nos fringues, une grande fenêtre donnant sur le jardin de devant…Ya même une cheminée. On pourrait dormir à dix dedans sans problème. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chantal voudrait qu’on emménage assez rapidement, genre ce soir ou demain au plus tard. Un « pote » à elle lui a fait un sale coup, il s’est barré du jour au lendemain, sans rien dire, sans rien payer. Il faut vraiment qu’elle trouve quelqu’un pour payer les factures et le loyer. On n’a qu’à lui envoyer un texto après notre seconde visite pour lui donner notre réponse. C’est à nous de donner les réponses, maintenant, c’est incroyable…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est super chauds pour l’habiter, cette baraque. On a adoré le côté spacieux et bordélique de l’ensemble. Les collocs n’ont pas l’air relous, d’après les échos qu'on a pu entendre. On hésite à lui dire oui, maintenant, mais il nous reste une piaule à visiter dans Carlton Centre, donc on se ravise. Ca a l'air solide comme plan aussi. On enverra un texto à Chantal après la visite, vers midi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On prend le tram dans l'autre sens, direction le nord du CBD. Comme on a une heure d'avance, on en profite pour se balader dans le quartier, manger une salade verte (on ne se moque pas...) et boire un café dans un bar italien ultra classe. Vues les photos familiales en noir et blanc accrochées sur les murs, ça doit être une institution dans le coin. Le quartier est fort sympathique, bien plus vivant que North Caulfield, avec des boutiques et des gens partout. On est a cinq minutes à pied du centre...Ca flaire bon, pour une fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Midi trente. Lilian, la dame avec qui m'avait contacté par mail nous ouvre la porte de son local de notaire. Elle nous amène en bas de la rue, près de Drummond St, là où se trouve la piaule. La baraque est plutôt grande, et ça vaut mieux : huit locataires en bas, huit locataires en haut ! Des français, finlandais et allemands, essentiellement. Notre chambre est bien plus petite que celle qu'on a visité il y a une heure, par contre. Il y a un petit jardin derrière, ça a l'air agréable à vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Difficile de faire un choix…Lilian nous explique qu’elle a cinquante-cinq demandes pour cette chambre, dont quatorze couples ! Je lui demande si on a une chance de l’avoir, et me répond : « j’ai toujours eu une bonne expérience avec les français, j’ai toujours eu du flaire avec eux. Si vous me dites oui maintenant, elle est à vous ». Que choisir ? Finalement après trois minutes de réflexion, on opte pour North Caulfield, ou la liberté (Lilian semble superviser un peu trop la vie dans la maison, à notre goût), l’espace, et les collocs avec qui on semble sur la même longueur d’onde. La place de parking a aussi été déterminante. Tant pis pour la proximité. Ca m’a fait mal de dire non à Lillian, mais c’est comme ça…Au moins on a eu le choix, et ça parait incroyable tant on a lutté pour trouver quelque chose jusqu’à maintenant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On est euphoriques, on va enfin pouvoir se stabiliser quelque part. Le soir, après les cours, on retourne au All Nations Backpackers récupérer nos affaires, avant de se barrer définitivement. Petit problème, on a réservé pour une semaine, et il nous reste trois nuits à passer là-dedans, soit soixante-dix dollars de perdus. Gros problème : on a réservé pour la semaine prochaine aussi. Le Grand Prix arrivant à grands pas, on flippait de se retrouver à la rue pendant cinq jours. Malgré la négociation, impossible de se faire rembourser…On n’obtiendra qu’un « bons pour dix nuits valables pour un an » dans le même backpacker…Maxime aura l’occasion de les réutiliser début août, donc c’est pas perdu, mais pour moi, c’est baisé.&lt;br /&gt;
Il est pas loin de minuit quand on arrive « chez nous » (ça fait bizarre !). Chantal est encore debout, les autres sont soit au boulot, soit au lit. On boit un Ricard pour célébrer notre venue et puis on part se coucher de notre chambre de trente mètres carrés. Jusqu’à présent on était habitué à vivre à huit dans une chambre de vingt mètres carrés…On n’a qu’un lit pour l’instant, mais dès demain elle en installera un deuxième. « No worries » </content> </entry>  </feed>