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25.05.2008
Et si on parlait des cours, un peu ?
Je ne me souviens pas avoir parlé des cours, depuis que j’ai ouvert ce blog. Peut-être que je n’ai jamais eu le temps d’en toucher un mot. Peut-être parce que je ne me sens pas super concerné, scolairement parlant…Un peu des deux sûrement. N’empêche que jusqu’à présent, j’allais en cours la tête ailleurs. Dans la nature, dans un bar ou à la maison avec les roommates. Quelque part autre que dans notre gigantesque et moderne université.
Intro to Aussie society : cours de culture générale sur la société australienne, l’histoire du pays, l’évolution de l’identité nationale (de l’Australie blanche à l’Australie multiculturelle), sa position par rapport aux aborigènes…On a commencé ce cours par le camp dans les Grampians, fin février dernier, juste après notre arrivée. C’est là bas qu’on avait forgé une bande de collègues, principalement ricains, plus nous les frenchies, les allemands et les canadiennes. Le premier devoir concernait ce fameux week-end, et notamment l’histoire d’Hamilton et la vie des hommes autrefois. 1800 mots, 30% de la note finale. La semaine dernière on concluait le cours avec un exposé sur le thème de notre choix. On a fait dans le classique : la sécheresse et la désertification en Australie. 50% de la note. Il me reste à écrire un essai de mille mots portant sur mon séjour en Australie pour compléter le truc.
On a assisté à notre dernier cours, donc, jeudi dernier. Une page se tourne. Catherine l’un des deux canadiennes rentre au pays dans une semaine, déjà. Ca sent la fin…Parmi les quatre cours qu’on a, c’est le seul qui nous a permis de communiquer avec les autres étudiants de la classe. Dans les trois autres, si j’ai adressé la parole à quelqu’un, c’était juste pour lui demander un stylo, ou comment mettre de la couleur dans un tableau Word, j’imagine. Salut Chris, merci pour ce cours, sûrement le plus intéressant auquel j’ai assisté depuis que je cire les bancs de l’école.
Desktop Publishing : ou comment améliorer la communication visuelle en entreprise. Mélange de design et d’art plastique, on apprend à manipuler des programmes tels que MS Publisher, Powerpoint, Paint Shop Pro etc…Ca peut en faire rire certains, Max et moi les premiers, mais c’est technique. Pas de place pour le freestyle ici, tous les éléments de nos publications doivent être mis en place soigneusement, avec à la fois cohérence, esthétisme et efficacité. On a dû rendre un portfolio composé de neuf documents la semaine dernière, en rentrant de Tasmanie. Carte de visite, en tête de fax et de lettre commerciale, flyer à distribuer, enveloppe, publicité dans le canard…Rien de bien méchant, mais ça prend du temps et surtout j’ai trouvé ça intéressant à faire. Avec le flyer, le power point et le test, ça fait 100%. Je suis à peu près sûr d’avoir validé la matière.
Internet for business : ou comment construire un site web commercial efficace, attractif. Le prof nous a annoncé la couleur d’entrée de jeu : je ne suis pas là pour vous apprendre à faire un joli site, je suis là pour que vous vous fassiez du blé. Ca a le mérite d’être clair. Le discours de Bill est convaincant, et puis il a de la bouteille, il fait du e-commerce depuis belle lurette, et le filston s’en met plein les poches dans le milieu aussi. C’est clair que ses slides vont me servir un jour ou l’autre, tant il semble facile de gagner sa vie avec une bonne idée, un business plan qui tient la route, de l’interactivité avec le visiteur et un design pas trop crade. Ca donne envie de s’y mettre. On a du acheter un livre qui explique comment monter un site de A à Z avec Visual Web Developer, de la base de données au design en passant par les contrôles ASP.NET (login, shopping cart etc…). Au début ça m’a bien emmerdé de mettre le prix, mais mon point de vue a changé au fil des semaines.
Je suis en groupe avec Emilie, Max, et Wei, un chinois. Bill, qui connaît bien la Bretagne, nous a recommandé de monter un site qui vend du cidre breton en Australie, puisqu’il galère lui-même à en trouver ici. Si mes souvenirs sont bons, les ESCiens de l’année dernière avaient aussi monter un site d’import de produits bretons…On doit rendre le truc mercredi prochain, mais le plus gros du boulot est fait, je n’ai plus qu’à lier les pages. Le résultat n’est pas franchement grandiose, mais on n’a pas vraiment bûché comme des malades pour rendre un travail propre. Dans tous les cas, le cours devrait être validé aussi, je dois juste relire les douze power points du semestre avant l’exam.
Database concepts : là c’est la cata. J’avais pris ce cours parce que j’aime bien les bases de données, et que les systèmes d’information sont partout maintenant, même dans les petites entreprises. Et puis j’en avais déjà fait à Chaptal. Je m’étais dit que ça serait une partie de plaisir. Seulement voilà, ça ne s’est pas vraiment passé comme ça. D’une, j’ai raté les trois premières semaines de cours (à RMIT on a un mois pour « tester » les cours : on s’inscrit à ce qui nous intéresse, vire ce qui ne convient pas, pour reprendre autre chose etc…), qui avaient pour but de nous initier avec le monde merveilleux d’Unix. Résultat, je n’ai jamais vraiment compris comment cet OS fonctionnait. Compliqué, donc, d’être au niveau pendant les « labs » (les cours sont divisés en deux, voire trois parties : cours magistral, travaux dirigés et labo, pour les cours d’informatique).
J’ai rapidement abandonné toute chance de valider ce truc, et avec le boulot au café, ma motivation a pris une bonne claque, comme si j’avais besoin de ça. C’était quand même cool de croiser Chelsey et Michael (l’allemand), aussi peu intéressés que moi par le module (mais nettement plus doués je dois dire), et d’aller un boire un coup dans le bar d’en face entre la lecture et le tuto. A l’exam, j’irai marquer mon nom pour ressortir aussitôt. Rester plus longtemps serait inutile. Théoriquement, avec trois modules validés sur les quatre, il ne me manquera qu’un crédit et demi pour passer en troisième année, puisque j’ai pris six cours au lieu de cinq au premier semestre (au cas où, hehe). Je sais que l’ESC sera compréhensive, surtout s’il s’agit de séjour à l’étranger.
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