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27.03.2008

8 – 10 mars : Torquay

C’était un passage obligé pour nous. Enfin surtout pour Max, qui pratique le surf et qui rêvait d’aller à la Mecque mondiale de la discipline, là où tout a commencé.

Après la fête, la défaite : le réveil est dur, mais il va bien falloir y aller un jour…Chantal a tout juste le temps de nous démontrer ses talents de cuisinière qu’on doit déjà préparer notre sac et rejoindre Margault à devant RMIT Bourke St. Le train part à 18h40, on a le temps de se poser et prendre quelques photos de la magnifique Southern Cross Station. Les architectes brestois feraient bien de prendre des notes…

C’est l’heure de décoller, on entre dans le wagon. J’avais eu pas mal d’échos sur les trains ici, et pas forcément des très bons, au contraire. Force est de constater que c’est très confortable, silencieux et que ça va vite. Peut-être qu’une fois sortis des grandes villes, le réseau devient moins bon, mais autour de Melbourne, ça tient largement la route. On s’arrête à Geelong, pour prendre le bus. On fait la connaissance de travellers wallons forts sympathiques qui viennent à Torquay surfer aussi.

Le bus nous dépose devant l’unique backpacker du coin, qu’on n’a évidemment pas réservé. Ca aurait été trop facile, et incohérent avec notre stratégie improvisatrice qui nous caractérise bien. Une minette de quatorze piges nous accueille. C’est full, of course. Elle nous propose quand même une tente pour deux personnes. C’est soit ça, soit on dort sur la plage. On n’hésite pas longtemps et on prend la tente. On ne payera que pour deux personnes, en plus. Et pour demain, on a une chambre de réservée. Encore une fois on est ravi de la gentillesse et du dévouement dont font souvent preuve les australiens. Margault, habituée à la mentalité, disons, « différente » de la capitale, n’en revient toujours pas.

La soirée est plutôt tranquille, vu qu’il est déjà tard et que le bled, sorte de station balnéaire, est bien calme. On se balade dans les rues à l’améwicaine, en admirant les belles baraques boisées de plein pied, construites de chaque côté de la route, et les nombreux vans old school garés devant…On atteint l’Esplanade, qui fait face à la mer et abrite les commerces. On se trouve un chinois, on boit quelques bières et on retourne au camping. Là bas on croise Friedrich, un des allemands rencontrés au camp. Ce qu’il fout là ? J’en sais rien. Il se faitrd, allons jeter un coup d’œil à la tente. On est serrés, mais on est confiant pour passer une bonne nuit.

On se réveille vers 9h30, complètement cassés, la nuit a été horrible. Dès qu’un d’entre nous bougeait ça réveillait les deux autres. Chaotique...Aujourd’hui, c’est journée shopping. Juste à côté du Bell’s Beach backpacker, une zone commerciale avec entre autre le siège de Rip Curl, et les sorties d’usines de Quicksilver, Billabong, Cult…Et j’en passe. Ceci dit, même si il y a des prix réduits sur certains articles, ça reste malgré tout très cher. Genre deux cent balles le t-shirt, ou cent balles les tongs…Max trouve une bonne affaire pour une board, à Quicksilver. Six cent dollars (quatre cent euros) pour une planche taillée à la main qui n’a servi qu’une ou deux fois. On visite rapidement le musée du surf, qui retrace l’histoire de ce loisir, que dis-je, ce mode de vie, synonyme d’amusement et de liberté. La cool attitude, quoi.

15H00, playa time ! On prend un taxi direction Jan Juc Beach, où baigneurs et surfeurs profitent d’une houle d’environ un mètre cinquante. Il n’y a pas beaucoup de sable, on est obligé de se poser au pied de la falaise, sur des cailloux. Mais on ne fait pas la fine bouche. L’eau est à environ vingt degrés, l’air à vingt cinq. On passe une après-midi royale…Après m’être éclaté comme un gosse dans les vagues, soleil dans la tronche, je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour tous les collègues qui se gèlent les glaouis à Brest, Aberdeen, Copenhague ou encore Athènes.

La soirée est bien calme, encore une fois. On sent que l’été est fini ici, très peu de gens circulent dans les rues. On se dirige vers un restau sympa repéré la veille sur l’Esplanade, mais malheureusement le dimanche soir ça ferme tôt. Le cuisto nous dirige vers un pasta-pizza pas cher à quelques centaines de mètres de là. On rentre au backpacker pour passer une nuit paisible, dans une vraie chambre cette fois.

On est levé vers dix heures, il fait pas loin de 40° degrés, c’est irrespirable. J’avais pas senti une telle chaleur depuis les vacances en Tunisie, en 2002. On était bien tenté d’aller à Bell’s Beach, l’un des spots les plus prisés au monde pour surfer, mais les échos reçus ici et là nous refroidissent : la houle est beaucoup plus forte qu’à Jan Juc, et c’est rocailleux. Retour à Jan Juc beach, donc, où l’on en profite pour se rafraîchir et prendre des « washing machines » dans les dents. Vers 15h, le ciel melbournien fait étalage de tous ses caprices. Un vent frais se lève, les nuages arrivent, et la température passe sous les vingt degrés. Tout ça en vingt minutes !

On retourne au backpacker pour prendre nos affaires, finir les pizzas de la veille, et prendre le bus. Austin, Frierich, Setara et Eunice sont déjà là. Dommage qu’on n’ait pas passé le week-end ensemble. Y’en aura d’autres. Encore un week-end magnifique, à la Mecque du surf. Torquay n’est pas un site vraiment culturel. Il n’y a pas grand-chose à visiter si ce n’est le musée du surf et l’usine Rip Curl. C’est surtout une station balnéaire agréable à squatter, à même pas deux heures de la City. C’est pratique l’été pour les melbourniens de pouvoir passer un week-end sur la côte, après une semaine de travail dans la chaleur de la ville…

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